En forte augmentation depuis une vingtaine d’années, les TMS sont essentiellement liés aux conditions du travail. Ils peuvent également être aggravés par des facteurs individuels.

Le saviez-vous ?

En France le nombre de maladies d’épaules les plus graves (épaules enraidies) a été multiplié par 5 entre 1997 et 2002

(Source article, Santé Publique, 2005)

A l’origine des TMS, des contraintes biomécaniques soutenues ou répétées : efforts excessifs, gestes répétitifs à cadence élevée, positions pénibles, postures prolongées, maniement de charges lourdes, vibrations, froid… Ces facteurs sont le plus souvent combinés entre eux, à des niveaux d’intensité et de fréquence variables dans le temps. S’y ajoutent des facteurs organisationnels et psychosociaux dus à une organisation de travail inadaptée, avec un temps de récupération insuffisant et des situations de stress au travail (sentiment d’isolement, pression des résultats etc.).

Plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation des TMS :
- l’augmentation des contraintes de productivité qui peuvent conduire à un accroissement de la charge de travail des opérateurs,
- la diminution de l’autonomie des opérateurs pour faire face à ces contraintes,
- le travail à la chaîne ou l’automatisation partielle des processus de fabrication qui accroissent la répétitivité des séquences manuelles et requièrent parfois des mouvements précis, de faible amplitude, souvent dans une posture inconfortable.
En parallèle, l’amélioration des connaissances sur les maladies professionnelles, la meilleure sensibilisation des acteurs de la prévention et des salariés contribuent également à une meilleure connaissance de ces maladies.

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